Fin de la sérénité ?

J’étais probablement trop sereine, ça ne pouvait pas durer, une tuile devait me rattraper.. Je casse le suspense tout de suite, Nounours se porte comme un charme. Mais j’ai bien flippé.

Jeudi dernier (15 SA), alors que nous étions en vacances et en famille, au beau milieu du déjeuner, je sens que quelque chose se passe dans ma culotte (désolée..). Je ne m’inquiète pas trop et entre deux plats je décide quand même d’aller voir ça de plus près. Stupeur!! Du sang!!!

On met Chispa à la sieste et on file aux urgences les plus proches. Trois heures et quelques litres de larmes plus tard (je n’arrivais pas à ne pas penser au pire.. mon homme lui n’était pas inquiet), on aperçoit Nounours bouger et on entend son petit cœur battre, OUF!

Pas de décollement à l’horizon mais un placenta situé tout au bord du col (placenta previa) qui explique les saignements. Marcel est tellement balafré entre les hystéroscopies et la césarienne que le placenta n’a sûrement pas trouvé mieux pour faire son trou.

Voilà donc ma sérénité s’est un peu fait la malle car d’après l’interne, la grossesse (surtout la fin) risque d’être stressante, avec des saignements qu’il faudra absolument surveiller.

Mais l’essentiel c’est que tout le monde va bien.

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L’aventure continue (écho T1)

Jeudi matin, nous avons revu notre Nounours, en pleine forme! Nous avons eu tout le loisir de l’admirer car ce coquin n’était pas coopératif du tout. Il va très bien et toutes les mesures sont parfaites.

Je n’en reviens pas. Une grossesse peut être égale à un bébé? Il en aura fallu cinq pour avoir notre Chispa et là, une seule et c’est bon? Je pense que c’est la preuve que le problème venait bien de la cloison, le doute n’est plus vraiment possible.

C’est incroyable comme je vis les choses différemment pour cette grossesse. Les symptômes sont presque les mêmes : quelques nausées et une grosse fatigue. La nouveauté, c’est qu’il n’y rien au niveau des seins. Ça m’inquiétait au début mais au moins ça m’évite de les palper toutes les cinq secondes.

Mais la vraie différence, c’est que je ne suis pas angoissée, presque pas. Je ne serre pas les fesses du matin au soir, je ne stresse pas à chaque passage aux toilettes, je ne pleure pas régulièrement en pensant que.. Non, je me sens plutôt bien. Je me projette déjà, chose que j’avais été incapable de faire à ce stade pour Chispa.

Je sais que c’est grâce à elle. Son arrivée m’a redonné la confiance qui s’était étiolée au fil des années de galère.

L’aventure continue donc et nous sommes heureux. Même si je n’ai jamais complètement perdu l’espoir durant notre parcours, je n’aurais jamais osé rêver que la roue puisse tourner à ce point..

Chispa, un an

Voilà, ma petite poulette a eu un an il y a quelques jours. Un an! Pour l’occasion, la famille était là, on a fait des beaux gâteaux, elle a soufflé sa bougie (avec la main, ça compte quand même?), a découvert les cadeaux..

La semaine qui a précédé son anniversaire, on s’est remémorés l’attente de fin de grossesse (Chispa a dépassé le terme d’une semaine), l’impression que tout cela était hier.. Et pourtant, un an!

Un an que cette petite blondinette remplit nos vies de sourires, de cris, de câlins (depuis peu), de pleurs, de couches, d’éclats de rire, de grimaces, de courses (à quatre pattes), de bonheur quoi.

Depuis sa naissance, c’est un bébé ultra dynamique et plein de vie avec lequel on ne s’ennuie pas, et c’est tant mieux, même si parfois on fatigue un peu.

Je me sens si chanceuse que ce petit bout de fille fasse partie de ma vie que j’en culpabiliserais presque.

 

 

Quelques nouvelles

Cette grossesse (c’est maintenant confirmé) semble suivre son cours. J’ai eu droit à une écho de datation hier et j’ai pu observer notre petit bébé qui bougeait déjà, à 8SA. D’après la gynéco qui m’a fait l’écho, il est au stade « nounours ». Nounours, ça me va bien comme petit nom, c’est calme un nounours 😉

Je me trouve étrangement sereine jusqu’à maintenant. Une première écho à 8SA.. Avant, ça n’aurait pas été concevable. Je pense que j’aurais d’ailleurs détesté les femmes enceintes aussi sereines.. Bon, je vous rassure, il y a quand même quelques inquiétudes. La semaine prochaine sera celle du « cap fatidique » des 9SA, celui qui a réduit à néant plusieurs espoirs de bébé par le passé.

Tout va bien, c’est ce que ne cesse de me répéter mon homme et il a tellement raison. Notre petite Chispa est toujours aussi pleine de vie, elle aura un an dans deux semaines!!! Nous sommes heureux et un petit Nounours va peut-être nous rejoindre dans quelques mois.

Croisons les doigts pour que ça dure !

 

Marcel, le retour ?

J’ai beaucoup de mal à débuter cet article, voulant le rendre le moins blessant possible. Je suis désolée par avance mais j’ai vraiment besoin d’en parler, car mon combat à moi, il (re)commence vraiment là, et c’est la raison d’être de ce blog.

Récemment, Simone, dans sa grande sagesse, nous rappelait que pour nous, une grossesse serait toujours un miracle et jamais un accident. C’est pour cela qu’il n’a jamais été question d’utiliser une contraception quelconque après l’arrivée de Chispa. Bon, comme elle est née par césarienne, nous avons tout de même été un peu prudents au retour de mes cycles.

Il nous a fallu trois ans, quatre fausses couches, une pile d’examens et deux hystéroscopies opératoires (ça fait drôle de résumer ce parcours en une ligne) pour faire notre merveilleuse Chispa. Alors,  quand elle a eu 8 mois, on s’est dit qu’on n’allait plus être prudents et qu’on verrait bien. En vrai, on avait très envie tous les deux qu’un(e) frangin(e) se pointe rapidement, même si on ne pensait pas que l’espoir arriverait si vite..

Mardi dernier, alors que j’attendais mes règles, elles sont arrivées mais très légèrement, comme pour Chispa.  Au bout de quelques jours, j’ai donc eu besoin d’en avoir le cœur net et j’ai acheté un test qui s’est avéré positif. Le mardi suivant, je suis allée faire une prise de sang, j’étais à 5SA et le taux à 1035. Pour Chispa, au même stade, il était à plus de 7000. Du coup, pas très sereine et après avoir vu ma sage femme (qui est maintenant une copine), on a vérifié l’évolution du taux et 72h plus tard, il était à 2642. D’après la calculette de fiv.fr et ma sage femme, l’évolution est tout à fait normale. Mais ça me fait drôle d’avoir un taux si petit..

Il semblerait donc que quelque chose se passe chez Marcel. On n’en revient pas.. Il y a encore pas si longtemps j’apprivoisais la possibilité de ne jamais être maman..  Je suis d’ailleurs beaucoup mais beaucoup moins angoissée que pour Chispa, je m’étonne moi-même. Quoi qu’il arrive, elle est là et je suis comblée.

Par moment, j’avoue, j’ai un peu peur (ben oui, c’est moi quand même!). Peur de le perdre. Peur de ne pas avoir l’énergie pour élever deux enfants en très bas âge. Peur que notre couple souffre (l’arrivée de Chispa l’a déjà bien chamboulé, le couple).

Chispa semble aussi un peu perturbée par tout ça.  On a eu une semaine très difficile niveau dodo, elle ne voulait dormir que dans les bras. On lui a expliqué que quoi qu’il arrive, elle serait toujours notre Chispa.

Mardi, je serai normalement enceinte de 4 semaines (6 SA). Et même si rien n’est gagné aujourd’hui, je me sens extrêmement chanceuse d’être la maman d’une incroyable petite fille et de pouvoir espérer agrandir encore notre famille.

 

 

 

Des nouvelles de Chispa (qui dort!!)

J’hésite toujours avant de prendre la plume.. et le temps passe. Mais cette fois, l’étape est trop importante pour que je ne l’inscrive pas dans l’histoire de ce blog. Chispa a eu neuf mois il y a quelques jours et cette nuit, elle aura passé autant de temps « dehors » que « dedans ». C’est juste dingue quand j’y pense. Il me paraît loin le temps des angoisses torturantes du début de grossesse, le temps du ventre rond qui bouge, le temps du nouveau né qui pleure… Je ne parle pas du temps de l’attente et des galères.

Chispa ressemble de plus en plus à une petite personne, les interactions se multiplient et nous restons comblés. C’est toujours un bébé tonique qui a besoin de bouger en permanence. Elle roule et rampe à toute allure, s’assoit, se met à quatre pattes, nous parle et chante (dans son langage bien sûr), fait des bruits hallucinants (on l’appelle notre petit walker pour les connaisseurs – rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr), sourit à tout le monde, rit aux éclats très facilement, a sept dents, exprime très clairement son désaccord, mange de tout, adore le pain, n’aime pas être contrainte (transats, sièges auto… pas pour elle). Bref, on ne s’ennuie pas par ici.

La grande nouveauté, c’est que maintenant, elle dort!! Après huit mois de siestes de 30 minutes et de nuits aux multiples réveils (parfois toutes les heures ou deux), j’ai craqué, non sans culpabilité au départ. Oui, à force d’entendre que si on laissait pleurer un enfant, on le traumatisait, on l’enfermait.. Je le croyais. Je suis aujourd’hui convaincue que c’est faux. Enfin, je pense qu’il y a « laisser pleurer » et « laisser pleurer ». Du coup, après une visite chez l’ostéo qui m’a assuré que, médicalement parlant, rien ne justifiait les nombreux réveils nocturnes et après avoir commencé les fleurs de bach, j’ai décidé que Chispa avait tout pour apprendre à s’endormir seule (c’était là la clé, j’en étais persuadée). Après le rituel du coucher, je l’ai donc posé dans son lit et suis sortie (jusque là, je restais près d’elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme, j’étais son doudou en somme). Sans surprise, elle s’est mise à hurler mais s’est endormie au bout de 10 minutes (j’allais la rassurer toutes les 3 minutes environ). Ce fût 10 très longues minutes mais je m’étais préparée à pire. Pendant une semaine environ, Chispa a pleuré ainsi quelques minutes avant de s’endormir. J’ai arrêté de l’allaiter au même moment car elle ne tétait plus que la nuit et je pense que cela motivait certains réveils.

Aujourd’hui, la plupart du temps, elle ne pleure pas du tout, elle joue quelques minutes et s’endort, parfois pour 12h d’affilée. Généralement, elle réclame un biberon à l’aube avant de se rendormir. Elle dort une petite heure le matin et 1h30 l’après midi. Depuis qu’elle dort ainsi, nous la trouvons bien plus apaisée et épanouie et je peux vous assurer qu’elle ne s’est pas renfermée. Quand elle a un besoin, elle sait l’exprimer! D’ailleurs, il arrive encore que certaines nuits soient compliquées, mais c’est assez rare.

Voilà, j’ai pensé que cette étape pouvait intéresser, et surtout, j’avais envie d’en parler. Dormir, ça change vraiment la vie et ça permet de savourer bien plus.

De mon côté, je suis heureuse dans ma vie de maman. Je dois reprendre le travail en septembre. Cela me réjouit autant que ça m’attriste. J’ai envie de reprendre mon activité que j’aime mais je n’ai pas envie de laisser ma fille. Pourquoi ne peut-on pas faire les deux? Heureusement, j’ai trouvé LA nounou et nous allons commencé en douceur par une demi journée par semaine dès le mois de mai.

Depuis environ trois mois, mes cycles sont de retour. Et je ne peux pas m’empêcher de penser à..

Cet article s’inscrit dans un contexte assez tendu, et pour cause..  J’ai juste envie de proposer un mot: empathie, une attitude qui fait bien souvent défaut dans notre société (c’est tellement plus facile et rassurant de juger les autres).

Nous, les Pmettes, infertiles, mamanges… en avons déjà suffisamment fait les frais.

Des bisous ❤

 

2137 ce n’est pas suffisant !

Nous sommes environs 15% de la population en âge de procréer qui rencontrons des problèmes de fertilité. Sans compter toutes les personnes qui ne sont pas encore dans un désir d’avoir des enfants, et qui ne savent pas qu’elles peuvent potentiellement rencontrer des problèmes de fertilité. 15 %, voire plus, et pourtant cette pétition qui […]

via 2137 ce n’est pas suffisant ! — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Vous parler d’elle… et de son sommeil

Le temps passe à une allure folle et moi je procrastine à fond.. Tous les jours, je pense à écrire sur ce blog et puis je ne sais pas forcément quoi écrire ou comment l’écrire.

Il y a pourtant tant à dire! Mais il faut trouver le temps et les mots.. et surtout, je ne veux blesser personne.

Voilà quatre mois que Chispa grandit à nos côtés. Il ne se passe pas un jour sans que nous ne nous émerveillions de ce bonheur. Elle est si drôle, si belle, si pleine de vie..

J’ai l’immense chance d’avoir pu prendre un congé parental et de passer mes journées entières avec elle. Parfois, nez dans le guidon, les gestes sont plus mécaniques et il faut se secouer légèrement pour réaliser, se souvenir à quel point tout cela est merveilleux.

C’est fou la place que ce petit être a pris dans ma tête, dans mon cœur, dans mes tripes…

Vous l’aurez compris, Chispa, c’est énormément de bonheur et d’amour. C’est aussi beaucoup de questionnements, un peu de fatigue et quelques doutes parfois.

Cessons de prologuer, j’ai dit que je vous parlais d’elle.

Mon premier vœu, c’était d’avoir un bébé en bonne santé. Ce vœu a été totalement exaucé. Chispa est, je vous le disais, pleine de vie. De petit gabarit dans mon ventre, elle est maintenant dans le haut de toutes les courbes. C’est un beau bébé bien dodu que j’allaite exclusivement.

Qui dit pleine de vie, dit aussi très éveillée et tonique. Chispa veut presque toujours téter à tel point que souvent, c’est moi qui dois dire stop car sinon elle tète à s’en faire mal au ventre. C’est aussi un bébé très expressif. Elle répond aux sourires, a régulièrement des fous rires que son papa sait exactement comment provoquer, magique! Elle gazouille de plus en plus, y compris au beau milieu de la nuit, magique aussi! Elle pleure aussi pas mal et est capable d’envoyer des décibels. Heureusement que nos voisins les plus proches sont les moutons…

Les pleurs sont, je pense, le revers de l’éveil. J’ai mis du temps à comprendre. Les deux premiers mois, Chispa n’était bien que dans l’écharpe. Nous pensions à des coliques ou des reflux.. Je pense cependant que son principal souci est de ne pas arriver à trouver le sommeil par elle-même. Maintenant qu’elle en a moins besoin, elle pleure moins. Mais si nous ne sommes pas vigilants et que la fatigue s’accumule, elle nous fait des crises de colère assez impressionnantes. Les nuits n’ont jamais été vraiment problématiques. Elle ne les fait pas mais se rendort très vite après avoir tété. Les journées sont un poil plus compliquées. Il faut repérer les signes de fatigue et l’accompagner vers le sommeil. En gros, elle dort deux fois 30 minutes le matin et trois fois 30 minutes l’après midi, ce qui clairement ne lui suffit pas mais elle semble ne rien vouloir rater. Quand elle commence à fatiguer, elle sanglote souvent. La prendre dans les bras n’est alors d’aucun secours. La méthode la plus efficace que j’ai trouvée, c’est de m’allonger près d’elle et de fredonner en la caressant ou en lui prenant la main. Quand ça ne marche pas, il y a le hamac, le landau ou l’écharpe.

S’allonger avec elle marche plutôt bien car si on s’y prend à temps, elle s’endort en quelques minutes.. Mais j’ai conscience que cette méthode l’empêche sûrement de faire ses nuits ou de dormir plus de 30 minutes la journée. Car si elle prend conscience que je ne suis pas à ses côtés dans un demi sommeil, alors elle se réveille.

Voilà voilà, un article bien MILK.. J’espère que vous m’excuserez. J’ai l’espoir que peut être des astuces pourront être échangées car mon souhait aujourd’hui est que ma fille s’endorme sereinement. Qu’on ne se méprenne pas, je suis plus que satisfaite et heureuse de mon sort, je voudrais juste que ma fille soit aussi la plus heureuse possible.

J’ai d’énormes pensées pour celles et ceux qui attendent encore de vivre tous ces moments et qui j’espère ne se seront pas infligés la lecture de cet article.