Chispa, un an

Voilà, ma petite poulette a eu un an il y a quelques jours. Un an! Pour l’occasion, la famille était là, on a fait des beaux gâteaux, elle a soufflé sa bougie (avec la main, ça compte quand même?), a découvert les cadeaux..

La semaine qui a précédé son anniversaire, on s’est remémorés l’attente de fin de grossesse (Chispa a dépassé le terme d’une semaine), l’impression que tout cela était hier.. Et pourtant, un an!

Un an que cette petite blondinette remplit nos vies de sourires, de cris, de câlins (depuis peu), de pleurs, de couches, d’éclats de rire, de grimaces, de courses (à quatre pattes), de bonheur quoi.

Depuis sa naissance, c’est un bébé ultra dynamique et plein de vie avec lequel on ne s’ennuie pas, et c’est tant mieux, même si parfois on fatigue un peu.

Je me sens si chanceuse que ce petit bout de fille fasse partie de ma vie que j’en culpabiliserais presque.

 

 

Des nouvelles de Chispa (qui dort!!)

J’hésite toujours avant de prendre la plume.. et le temps passe. Mais cette fois, l’étape est trop importante pour que je ne l’inscrive pas dans l’histoire de ce blog. Chispa a eu neuf mois il y a quelques jours et cette nuit, elle aura passé autant de temps « dehors » que « dedans ». C’est juste dingue quand j’y pense. Il me paraît loin le temps des angoisses torturantes du début de grossesse, le temps du ventre rond qui bouge, le temps du nouveau né qui pleure… Je ne parle pas du temps de l’attente et des galères.

Chispa ressemble de plus en plus à une petite personne, les interactions se multiplient et nous restons comblés. C’est toujours un bébé tonique qui a besoin de bouger en permanence. Elle roule et rampe à toute allure, s’assoit, se met à quatre pattes, nous parle et chante (dans son langage bien sûr), fait des bruits hallucinants (on l’appelle notre petit walker pour les connaisseurs – rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr), sourit à tout le monde, rit aux éclats très facilement, a sept dents, exprime très clairement son désaccord, mange de tout, adore le pain, n’aime pas être contrainte (transats, sièges auto… pas pour elle). Bref, on ne s’ennuie pas par ici.

La grande nouveauté, c’est que maintenant, elle dort!! Après huit mois de siestes de 30 minutes et de nuits aux multiples réveils (parfois toutes les heures ou deux), j’ai craqué, non sans culpabilité au départ. Oui, à force d’entendre que si on laissait pleurer un enfant, on le traumatisait, on l’enfermait.. Je le croyais. Je suis aujourd’hui convaincue que c’est faux. Enfin, je pense qu’il y a « laisser pleurer » et « laisser pleurer ». Du coup, après une visite chez l’ostéo qui m’a assuré que, médicalement parlant, rien ne justifiait les nombreux réveils nocturnes et après avoir commencé les fleurs de bach, j’ai décidé que Chispa avait tout pour apprendre à s’endormir seule (c’était là la clé, j’en étais persuadée). Après le rituel du coucher, je l’ai donc posé dans son lit et suis sortie (jusque là, je restais près d’elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme, j’étais son doudou en somme). Sans surprise, elle s’est mise à hurler mais s’est endormie au bout de 10 minutes (j’allais la rassurer toutes les 3 minutes environ). Ce fût 10 très longues minutes mais je m’étais préparée à pire. Pendant une semaine environ, Chispa a pleuré ainsi quelques minutes avant de s’endormir. J’ai arrêté de l’allaiter au même moment car elle ne tétait plus que la nuit et je pense que cela motivait certains réveils.

Aujourd’hui, la plupart du temps, elle ne pleure pas du tout, elle joue quelques minutes et s’endort, parfois pour 12h d’affilée. Généralement, elle réclame un biberon à l’aube avant de se rendormir. Elle dort une petite heure le matin et 1h30 l’après midi. Depuis qu’elle dort ainsi, nous la trouvons bien plus apaisée et épanouie et je peux vous assurer qu’elle ne s’est pas renfermée. Quand elle a un besoin, elle sait l’exprimer! D’ailleurs, il arrive encore que certaines nuits soient compliquées, mais c’est assez rare.

Voilà, j’ai pensé que cette étape pouvait intéresser, et surtout, j’avais envie d’en parler. Dormir, ça change vraiment la vie et ça permet de savourer bien plus.

De mon côté, je suis heureuse dans ma vie de maman. Je dois reprendre le travail en septembre. Cela me réjouit autant que ça m’attriste. J’ai envie de reprendre mon activité que j’aime mais je n’ai pas envie de laisser ma fille. Pourquoi ne peut-on pas faire les deux? Heureusement, j’ai trouvé LA nounou et nous allons commencé en douceur par une demi journée par semaine dès le mois de mai.

Depuis environ trois mois, mes cycles sont de retour. Et je ne peux pas m’empêcher de penser à..

Cet article s’inscrit dans un contexte assez tendu, et pour cause..  J’ai juste envie de proposer un mot: empathie, une attitude qui fait bien souvent défaut dans notre société (c’est tellement plus facile et rassurant de juger les autres).

Nous, les Pmettes, infertiles, mamanges… en avons déjà suffisamment fait les frais.

Des bisous ❤

 

Vous parler d’elle… et de son sommeil

Le temps passe à une allure folle et moi je procrastine à fond.. Tous les jours, je pense à écrire sur ce blog et puis je ne sais pas forcément quoi écrire ou comment l’écrire.

Il y a pourtant tant à dire! Mais il faut trouver le temps et les mots.. et surtout, je ne veux blesser personne.

Voilà quatre mois que Chispa grandit à nos côtés. Il ne se passe pas un jour sans que nous ne nous émerveillions de ce bonheur. Elle est si drôle, si belle, si pleine de vie..

J’ai l’immense chance d’avoir pu prendre un congé parental et de passer mes journées entières avec elle. Parfois, nez dans le guidon, les gestes sont plus mécaniques et il faut se secouer légèrement pour réaliser, se souvenir à quel point tout cela est merveilleux.

C’est fou la place que ce petit être a pris dans ma tête, dans mon cœur, dans mes tripes…

Vous l’aurez compris, Chispa, c’est énormément de bonheur et d’amour. C’est aussi beaucoup de questionnements, un peu de fatigue et quelques doutes parfois.

Cessons de prologuer, j’ai dit que je vous parlais d’elle.

Mon premier vœu, c’était d’avoir un bébé en bonne santé. Ce vœu a été totalement exaucé. Chispa est, je vous le disais, pleine de vie. De petit gabarit dans mon ventre, elle est maintenant dans le haut de toutes les courbes. C’est un beau bébé bien dodu que j’allaite exclusivement.

Qui dit pleine de vie, dit aussi très éveillée et tonique. Chispa veut presque toujours téter à tel point que souvent, c’est moi qui dois dire stop car sinon elle tète à s’en faire mal au ventre. C’est aussi un bébé très expressif. Elle répond aux sourires, a régulièrement des fous rires que son papa sait exactement comment provoquer, magique! Elle gazouille de plus en plus, y compris au beau milieu de la nuit, magique aussi! Elle pleure aussi pas mal et est capable d’envoyer des décibels. Heureusement que nos voisins les plus proches sont les moutons…

Les pleurs sont, je pense, le revers de l’éveil. J’ai mis du temps à comprendre. Les deux premiers mois, Chispa n’était bien que dans l’écharpe. Nous pensions à des coliques ou des reflux.. Je pense cependant que son principal souci est de ne pas arriver à trouver le sommeil par elle-même. Maintenant qu’elle en a moins besoin, elle pleure moins. Mais si nous ne sommes pas vigilants et que la fatigue s’accumule, elle nous fait des crises de colère assez impressionnantes. Les nuits n’ont jamais été vraiment problématiques. Elle ne les fait pas mais se rendort très vite après avoir tété. Les journées sont un poil plus compliquées. Il faut repérer les signes de fatigue et l’accompagner vers le sommeil. En gros, elle dort deux fois 30 minutes le matin et trois fois 30 minutes l’après midi, ce qui clairement ne lui suffit pas mais elle semble ne rien vouloir rater. Quand elle commence à fatiguer, elle sanglote souvent. La prendre dans les bras n’est alors d’aucun secours. La méthode la plus efficace que j’ai trouvée, c’est de m’allonger près d’elle et de fredonner en la caressant ou en lui prenant la main. Quand ça ne marche pas, il y a le hamac, le landau ou l’écharpe.

S’allonger avec elle marche plutôt bien car si on s’y prend à temps, elle s’endort en quelques minutes.. Mais j’ai conscience que cette méthode l’empêche sûrement de faire ses nuits ou de dormir plus de 30 minutes la journée. Car si elle prend conscience que je ne suis pas à ses côtés dans un demi sommeil, alors elle se réveille.

Voilà voilà, un article bien MILK.. J’espère que vous m’excuserez. J’ai l’espoir que peut être des astuces pourront être échangées car mon souhait aujourd’hui est que ma fille s’endorme sereinement. Qu’on ne se méprenne pas, je suis plus que satisfaite et heureuse de mon sort, je voudrais juste que ma fille soit aussi la plus heureuse possible.

J’ai d’énormes pensées pour celles et ceux qui attendent encore de vivre tous ces moments et qui j’espère ne se seront pas infligés la lecture de cet article.

 

La vie avec Chispa

La semaine dernière, Chispa a eu deux mois. Deux mois que notre vie est remplie de ses grands yeux bleus, de ses sourires, de ses pleurs, de ses couches, de ses câlins.. Deux mois que nous sommes complètement sous le charme de notre fille. Deux mois que nous n’avons pas dormi plus de 5 heures d’affilée. Deux mois que nous nous musclons les bras et le dos. Deux mois que nos cœurs sont débordant d’amour pour cette merveille (oui c’est une merveille). Deux mois que j’ai du mal à avoir une conversation qui parle d’autre chose qu’elle (c’est ça une MILK?).

J’ai le même sentiment que pendant ma grossesse. Tout cela est à la fois extraordinaire et si ordinaire.. Parfois, on est tellement pris par la routine qu’on ne réalise même plus. Et puis, au hasard d’une phrase, un « ma fille » vous fait briller les yeux, un éclat de rire vous fait verser une larme..

Je me sens heureuse comme je ne l’avais pas été depuis longtemps. Et pourtant, comme tous les parents je pense, je fais face à des difficultés que je n’avais pas envisagées. La fatigue, ne pas avoir de temps pour moi, sentir le vomi, avoir mis ma vie sociale entre parenthèse.. tout cela ne me dérange pas. Et malgré une césarienne, j’ai la chance d’avoir eu des suites de couche faciles.

Le plus dur, ce sont les pleurs, les pleurs inconsolables liés aux inconforts divers que peut rencontrer un bébé (coliques? reflux?). Les premières semaines (huit environ), il était impossible de la poser seule la journée. L’écharpe nous a grandement facilité la vie puisqu’elle n’était bien que là. Aujourd’hui, Chispa va beaucoup mieux et les temps d’éveil joyeux sont bien plus nombreux (Ah ce sourire!!! Et cette douce voix..). J’espère encore un plus grand apaisement, notamment pendant les tétées qui ne sont pas toujours calmes car elle les utilise aussi pour se soulager. Ce n’est pas toujours facile à vivre (sentiment de ne pas être capable de réconforter ma fille). Mais l’instant d’après, elle gazouille et on oublie.

Je confirme donc que pour nous, être parents, c’est énormément de bonheur, pas mal de remises en question, quelques angoisses et beaucoup d’amour. En bref, des émotions en cascade. Je vous les souhaite à toutes et tous très fort.

 

L’arrivée de Chispa

Comme promis, je reviens vous conter l’arrivée de notre petite fille, notre Chispa qui remplit désormais nos bras et comble nos cœurs. Je préviens que l’article est probablement un peu décousu car écrit en plusieurs fois et avec beaucoup d’émotions dedans..

Pour celles et ceux qui sont suivi, nous avons tout fait pour que l’accouchement puisse avoir lieu sur un plateau technique avec notre sage femme dans le cadre d’un accompagnement global. En bref, nous souhaitions un accouchement physiologique, avec le moins d’intervention médicale possible..

Oui mais voilà.. les choses ne se passent pas toujours comme on les prévoit (on le sait bien sur la blogo) et nous avons finalement eu une des versions les plus médicalisées de l’accouchement. C’est sans regret que je viens raconter nos aventures aujourd’hui car finalement, peu importe comme elle est arrivée, l’important c’est qu’elle soit là et en parfaite santé.

Vendredi 15 juillet – DPA:

J’ai jusqu’à minuit pour me mettre en travail si nous voulons avoir accès au plateau technique. Toutes les astuces naturelles sont essayées mais rien n’y fait, Chispa reste au chaud. Un monito nous indique que tout va bien. Si rien ne se passe dans les jours à venir, un monito sera réalisé tous les deux jours jusqu’à DPA+5, date limite pour un déclenchement par ici.

Chispa ne se décide pas. Nous renonçons donc au plateau technique et surtout à un accouchement avec notre sage femme. Je suis déçue mais reste focalisée sur l’essentiel, elle va bien et quoi qu’il arrive, dans quelques jours au plus tard, elle sera avec nous. Et puis, il reste la possibilité d’accoucher en salle nature..

Mercredi 20 juillet – DPA+5:

Toujours pas de Chispa et pas l’ombre d’une contraction sérieuse. Physiquement, je me sens plutôt bien malgré la chaleur mais moralement, je faiblis.. Ça fait trois semaines que je guette la moindre contraction, que je ne dors plus beaucoup la nuit.. et le déclenchement, je le crains. C’est donc un peu dépitée pour ma part que nous nous rendons à la maternité ce mercredi matin. Chispa est toujours en pleine forme chez Marcel mais la procédure c’est la procédure et on démarre le déclenchement. Adieu accouchement physiologique. Chispa, bientôt, sera avec nous.

Autour de 9h, la sage femme de garde place le tampon de prostaglandine et c’est parti pour deux heures de monito. Rien ne se passe dans les heures qui suivent. On en profite pour se balader en ville.. En fin de journée, mon homme me laisse. La maternité étant blindée (jour de pleine lune?), je suis installée dans une salle de pré travail sans fenêtre. Je n’ai toujours pas de contraction, c’est glauque, je craque..

Finalement, vers 20h, les premières contractions se font enfin ressentir. Elles ne sont pas douloureuses du tout mais sont très rapprochées d’entrée (toutes les 5 minutes). Mon col sera vérifié régulièrement, il se modifie bien. Je ne me souviens plus des détails mais je sais que chaque examen est très douloureux, apparemment c’est la faute au tampon.

Mon homme revient passer la nuit auprès de moi et s’installe par terre sur mon matelas de yoga. Vers 23h, les contractions sont de plus en plus intenses et, bien que gérables, elle rendent la position allongée insupportable, pas de dodo pour moi. J’arpente donc les couloirs, la nuit est très longue.. La douleur est de plus en plus forte et les contractions toujours très rapprochées (2 à 3 minutes).

Jeudi 21 juillet – DPA+6

A l’aube, je ne gère déjà plus rien.. Je n’étais pas préparé à ça, je m’étais préparée à des vagues avec un répit entre chaque. Là, je n’ai pas le temps de souffler qu’une nouvelle vague m’emporte.. Toute la préparation est inutile car je n’ai pas le temps de mettre quoi que ce soit en place pour me soulager. Mon homme aussi est complètement impuissant et pris au dépourvu.

A 8h, je sais que mon projet de naissance est définitivement à l’eau.. Je vais demander une péridurale, j’ai trop mal, je vomis et la fatigue est trop grande. J’ai besoin d’une trêve. Je ne suis pas une « warrior » et comme une majorité de femme dont l’accouchement a été déclenché, je rends les armes..

A 11H30, je suis en salle de travail, je souffle grâce à la péridurale qu’on vient de me poser. Moi qui voulait un accouchement sans analgésie, j’ai bien failli embrasser l’anesthésiste et son équipe. Mon col est ouvert à 7. Chispa devrait arriver dans l’après midi. En attendant, je me repose.

Dans l’après-midi, le travail est ralenti (la faute à la péri?). On m’injecte donc de l’ocytocine (je vous ai dit que j’avais eu la totale?) histoire de booster un peu Marcel. De mon côté, j’essaye d’appuyer le moins possible sur le bouton magique, je veux sentir les contractions, je veux sentir Chispa venir au monde.

Vers 20h-21h, le col est enfin complètement ouvert. On attend deux heures pour voir si Chispa s’engage un peu dans le bassin (elle ne semble pas décidée).

Vers 23h, Chispa est au « premier étage », je peux pousser. N’ayant pas trop abusé du bouton magique, j’y arrive bien et sens bien les contractions. Mais Chispa ne veut toujours pas descendre. Après 30 minutes environ, le gynéco de garde et sa ventouse sont appelés à la rescousse. Pas mieux.. Je vous épargne les détails. Le gynéco est embêté. Je suis grande, il ne s’agit pas d’un très gros bébé, ça devrait passer.. Mais elle ne descend pas et il va donc falloir faire une césarienne (la totale!!).

Tout va très vite, je suis emmenée dans le salle d’à côté et entourée immédiatement d’une équipe affairée à tout préparer. On me déplace, on m’injecte, on me cache le ventre, on m’ouvre..

A 23h52, Chispa pousse sa première mélodie. Je ne la vois pas mais j’entends sa douce voix. Je sais qu’on l’apporte à son papa resté dans la salle de travail juste à côté. Je sais qu’elle va bien. J’attends qu’on me recouse pour aller les rejoindre. Quelques minutes plus tard, alors que je suis encore sur la table, les bras en croix, la sage femme s’approche de moi avec Chispa.. Je ne m’y attendais pas du tout!! Elle est si belle.. Elle retourne ensuite en peau à peau avec son père et je les rejoins rapidement. On me l’apporte à nouveau, elle tète toute de suite, nous sommes tous les trois, c’est magique.

Et depuis..

Nous sommes les heureux parents d’une merveilleuse petite fille. On vous dit avant que votre vie va changer mais je crois qu’on ne mesure jamais vraiment de quelle façon.. Oui nous sommes fatigués, oui les nuits sont hachées, oui l’allaitement est prenant, oui nous n’avons plus une minute à nous.. mais nous sommes une famille!! Et je ne ressens plus ce vide vertigineux qui me faisait si peur.. Ma vie est pleine, je suis comblée. Aujourd’hui, je n’ai besoin de rien d’autre, je me sens en paix. Et quel bonheur quand je les vois tous les deux, l’un contre l’autre. Lui avec ses yeux plein d’amour. Elle avec son petit corps totalement abandonné, en confiance. Je les aime si fort..

Vive la blogo ❤