Pour la famille Pivoine

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Vous parler d’elle… et de son sommeil

Le temps passe à une allure folle et moi je procrastine à fond.. Tous les jours, je pense à écrire sur ce blog et puis je ne sais pas forcément quoi écrire ou comment l’écrire.

Il y a pourtant tant à dire! Mais il faut trouver le temps et les mots.. et surtout, je ne veux blesser personne.

Voilà quatre mois que Chispa grandit à nos côtés. Il ne se passe pas un jour sans que nous ne nous émerveillions de ce bonheur. Elle est si drôle, si belle, si pleine de vie..

J’ai l’immense chance d’avoir pu prendre un congé parental et de passer mes journées entières avec elle. Parfois, nez dans le guidon, les gestes sont plus mécaniques et il faut se secouer légèrement pour réaliser, se souvenir à quel point tout cela est merveilleux.

C’est fou la place que ce petit être a pris dans ma tête, dans mon cœur, dans mes tripes…

Vous l’aurez compris, Chispa, c’est énormément de bonheur et d’amour. C’est aussi beaucoup de questionnements, un peu de fatigue et quelques doutes parfois.

Cessons de prologuer, j’ai dit que je vous parlais d’elle.

Mon premier vœu, c’était d’avoir un bébé en bonne santé. Ce vœu a été totalement exaucé. Chispa est, je vous le disais, pleine de vie. De petit gabarit dans mon ventre, elle est maintenant dans le haut de toutes les courbes. C’est un beau bébé bien dodu que j’allaite exclusivement.

Qui dit pleine de vie, dit aussi très éveillée et tonique. Chispa veut presque toujours téter à tel point que souvent, c’est moi qui dois dire stop car sinon elle tète à s’en faire mal au ventre. C’est aussi un bébé très expressif. Elle répond aux sourires, a régulièrement des fous rires que son papa sait exactement comment provoquer, magique! Elle gazouille de plus en plus, y compris au beau milieu de la nuit, magique aussi! Elle pleure aussi pas mal et est capable d’envoyer des décibels. Heureusement que nos voisins les plus proches sont les moutons…

Les pleurs sont, je pense, le revers de l’éveil. J’ai mis du temps à comprendre. Les deux premiers mois, Chispa n’était bien que dans l’écharpe. Nous pensions à des coliques ou des reflux.. Je pense cependant que son principal souci est de ne pas arriver à trouver le sommeil par elle-même. Maintenant qu’elle en a moins besoin, elle pleure moins. Mais si nous ne sommes pas vigilants et que la fatigue s’accumule, elle nous fait des crises de colère assez impressionnantes. Les nuits n’ont jamais été vraiment problématiques. Elle ne les fait pas mais se rendort très vite après avoir tété. Les journées sont un poil plus compliquées. Il faut repérer les signes de fatigue et l’accompagner vers le sommeil. En gros, elle dort deux fois 30 minutes le matin et trois fois 30 minutes l’après midi, ce qui clairement ne lui suffit pas mais elle semble ne rien vouloir rater. Quand elle commence à fatiguer, elle sanglote souvent. La prendre dans les bras n’est alors d’aucun secours. La méthode la plus efficace que j’ai trouvée, c’est de m’allonger près d’elle et de fredonner en la caressant ou en lui prenant la main. Quand ça ne marche pas, il y a le hamac, le landau ou l’écharpe.

S’allonger avec elle marche plutôt bien car si on s’y prend à temps, elle s’endort en quelques minutes.. Mais j’ai conscience que cette méthode l’empêche sûrement de faire ses nuits ou de dormir plus de 30 minutes la journée. Car si elle prend conscience que je ne suis pas à ses côtés dans un demi sommeil, alors elle se réveille.

Voilà voilà, un article bien MILK.. J’espère que vous m’excuserez. J’ai l’espoir que peut être des astuces pourront être échangées car mon souhait aujourd’hui est que ma fille s’endorme sereinement. Qu’on ne se méprenne pas, je suis plus que satisfaite et heureuse de mon sort, je voudrais juste que ma fille soit aussi la plus heureuse possible.

J’ai d’énormes pensées pour celles et ceux qui attendent encore de vivre tous ces moments et qui j’espère ne se seront pas infligés la lecture de cet article.

 

La vie avec Chispa

La semaine dernière, Chispa a eu deux mois. Deux mois que notre vie est remplie de ses grands yeux bleus, de ses sourires, de ses pleurs, de ses couches, de ses câlins.. Deux mois que nous sommes complètement sous le charme de notre fille. Deux mois que nous n’avons pas dormi plus de 5 heures d’affilée. Deux mois que nous nous musclons les bras et le dos. Deux mois que nos cœurs sont débordant d’amour pour cette merveille (oui c’est une merveille). Deux mois que j’ai du mal à avoir une conversation qui parle d’autre chose qu’elle (c’est ça une MILK?).

J’ai le même sentiment que pendant ma grossesse. Tout cela est à la fois extraordinaire et si ordinaire.. Parfois, on est tellement pris par la routine qu’on ne réalise même plus. Et puis, au hasard d’une phrase, un « ma fille » vous fait briller les yeux, un éclat de rire vous fait verser une larme..

Je me sens heureuse comme je ne l’avais pas été depuis longtemps. Et pourtant, comme tous les parents je pense, je fais face à des difficultés que je n’avais pas envisagées. La fatigue, ne pas avoir de temps pour moi, sentir le vomi, avoir mis ma vie sociale entre parenthèse.. tout cela ne me dérange pas. Et malgré une césarienne, j’ai la chance d’avoir eu des suites de couche faciles.

Le plus dur, ce sont les pleurs, les pleurs inconsolables liés aux inconforts divers que peut rencontrer un bébé (coliques? reflux?). Les premières semaines (huit environ), il était impossible de la poser seule la journée. L’écharpe nous a grandement facilité la vie puisqu’elle n’était bien que là. Aujourd’hui, Chispa va beaucoup mieux et les temps d’éveil joyeux sont bien plus nombreux (Ah ce sourire!!! Et cette douce voix..). J’espère encore un plus grand apaisement, notamment pendant les tétées qui ne sont pas toujours calmes car elle les utilise aussi pour se soulager. Ce n’est pas toujours facile à vivre (sentiment de ne pas être capable de réconforter ma fille). Mais l’instant d’après, elle gazouille et on oublie.

Je confirme donc que pour nous, être parents, c’est énormément de bonheur, pas mal de remises en question, quelques angoisses et beaucoup d’amour. En bref, des émotions en cascade. Je vous les souhaite à toutes et tous très fort.

 

L’arrivée de Chispa

Comme promis, je reviens vous conter l’arrivée de notre petite fille, notre Chispa qui remplit désormais nos bras et comble nos cœurs. Je préviens que l’article est probablement un peu décousu car écrit en plusieurs fois et avec beaucoup d’émotions dedans..

Pour celles et ceux qui sont suivi, nous avons tout fait pour que l’accouchement puisse avoir lieu sur un plateau technique avec notre sage femme dans le cadre d’un accompagnement global. En bref, nous souhaitions un accouchement physiologique, avec le moins d’intervention médicale possible..

Oui mais voilà.. les choses ne se passent pas toujours comme on les prévoit (on le sait bien sur la blogo) et nous avons finalement eu une des versions les plus médicalisées de l’accouchement. C’est sans regret que je viens raconter nos aventures aujourd’hui car finalement, peu importe comme elle est arrivée, l’important c’est qu’elle soit là et en parfaite santé.

Vendredi 15 juillet – DPA:

J’ai jusqu’à minuit pour me mettre en travail si nous voulons avoir accès au plateau technique. Toutes les astuces naturelles sont essayées mais rien n’y fait, Chispa reste au chaud. Un monito nous indique que tout va bien. Si rien ne se passe dans les jours à venir, un monito sera réalisé tous les deux jours jusqu’à DPA+5, date limite pour un déclenchement par ici.

Chispa ne se décide pas. Nous renonçons donc au plateau technique et surtout à un accouchement avec notre sage femme. Je suis déçue mais reste focalisée sur l’essentiel, elle va bien et quoi qu’il arrive, dans quelques jours au plus tard, elle sera avec nous. Et puis, il reste la possibilité d’accoucher en salle nature..

Mercredi 20 juillet – DPA+5:

Toujours pas de Chispa et pas l’ombre d’une contraction sérieuse. Physiquement, je me sens plutôt bien malgré la chaleur mais moralement, je faiblis.. Ça fait trois semaines que je guette la moindre contraction, que je ne dors plus beaucoup la nuit.. et le déclenchement, je le crains. C’est donc un peu dépitée pour ma part que nous nous rendons à la maternité ce mercredi matin. Chispa est toujours en pleine forme chez Marcel mais la procédure c’est la procédure et on démarre le déclenchement. Adieu accouchement physiologique. Chispa, bientôt, sera avec nous.

Autour de 9h, la sage femme de garde place le tampon de prostaglandine et c’est parti pour deux heures de monito. Rien ne se passe dans les heures qui suivent. On en profite pour se balader en ville.. En fin de journée, mon homme me laisse. La maternité étant blindée (jour de pleine lune?), je suis installée dans une salle de pré travail sans fenêtre. Je n’ai toujours pas de contraction, c’est glauque, je craque..

Finalement, vers 20h, les premières contractions se font enfin ressentir. Elles ne sont pas douloureuses du tout mais sont très rapprochées d’entrée (toutes les 5 minutes). Mon col sera vérifié régulièrement, il se modifie bien. Je ne me souviens plus des détails mais je sais que chaque examen est très douloureux, apparemment c’est la faute au tampon.

Mon homme revient passer la nuit auprès de moi et s’installe par terre sur mon matelas de yoga. Vers 23h, les contractions sont de plus en plus intenses et, bien que gérables, elle rendent la position allongée insupportable, pas de dodo pour moi. J’arpente donc les couloirs, la nuit est très longue.. La douleur est de plus en plus forte et les contractions toujours très rapprochées (2 à 3 minutes).

Jeudi 21 juillet – DPA+6

A l’aube, je ne gère déjà plus rien.. Je n’étais pas préparé à ça, je m’étais préparée à des vagues avec un répit entre chaque. Là, je n’ai pas le temps de souffler qu’une nouvelle vague m’emporte.. Toute la préparation est inutile car je n’ai pas le temps de mettre quoi que ce soit en place pour me soulager. Mon homme aussi est complètement impuissant et pris au dépourvu.

A 8h, je sais que mon projet de naissance est définitivement à l’eau.. Je vais demander une péridurale, j’ai trop mal, je vomis et la fatigue est trop grande. J’ai besoin d’une trêve. Je ne suis pas une « warrior » et comme une majorité de femme dont l’accouchement a été déclenché, je rends les armes..

A 11H30, je suis en salle de travail, je souffle grâce à la péridurale qu’on vient de me poser. Moi qui voulait un accouchement sans analgésie, j’ai bien failli embrasser l’anesthésiste et son équipe. Mon col est ouvert à 7. Chispa devrait arriver dans l’après midi. En attendant, je me repose.

Dans l’après-midi, le travail est ralenti (la faute à la péri?). On m’injecte donc de l’ocytocine (je vous ai dit que j’avais eu la totale?) histoire de booster un peu Marcel. De mon côté, j’essaye d’appuyer le moins possible sur le bouton magique, je veux sentir les contractions, je veux sentir Chispa venir au monde.

Vers 20h-21h, le col est enfin complètement ouvert. On attend deux heures pour voir si Chispa s’engage un peu dans le bassin (elle ne semble pas décidée).

Vers 23h, Chispa est au « premier étage », je peux pousser. N’ayant pas trop abusé du bouton magique, j’y arrive bien et sens bien les contractions. Mais Chispa ne veut toujours pas descendre. Après 30 minutes environ, le gynéco de garde et sa ventouse sont appelés à la rescousse. Pas mieux.. Je vous épargne les détails. Le gynéco est embêté. Je suis grande, il ne s’agit pas d’un très gros bébé, ça devrait passer.. Mais elle ne descend pas et il va donc falloir faire une césarienne (la totale!!).

Tout va très vite, je suis emmenée dans le salle d’à côté et entourée immédiatement d’une équipe affairée à tout préparer. On me déplace, on m’injecte, on me cache le ventre, on m’ouvre..

A 23h52, Chispa pousse sa première mélodie. Je ne la vois pas mais j’entends sa douce voix. Je sais qu’on l’apporte à son papa resté dans la salle de travail juste à côté. Je sais qu’elle va bien. J’attends qu’on me recouse pour aller les rejoindre. Quelques minutes plus tard, alors que je suis encore sur la table, les bras en croix, la sage femme s’approche de moi avec Chispa.. Je ne m’y attendais pas du tout!! Elle est si belle.. Elle retourne ensuite en peau à peau avec son père et je les rejoins rapidement. On me l’apporte à nouveau, elle tète toute de suite, nous sommes tous les trois, c’est magique.

Et depuis..

Nous sommes les heureux parents d’une merveilleuse petite fille. On vous dit avant que votre vie va changer mais je crois qu’on ne mesure jamais vraiment de quelle façon.. Oui nous sommes fatigués, oui les nuits sont hachées, oui l’allaitement est prenant, oui nous n’avons plus une minute à nous.. mais nous sommes une famille!! Et je ne ressens plus ce vide vertigineux qui me faisait si peur.. Ma vie est pleine, je suis comblée. Aujourd’hui, je n’ai besoin de rien d’autre, je me sens en paix. Et quel bonheur quand je les vois tous les deux, l’un contre l’autre. Lui avec ses yeux plein d’amour. Elle avec son petit corps totalement abandonné, en confiance. Je les aime si fort..

Vive la blogo ❤

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chispa est là

Chispa a finalement rejoint les bras de ses parents le 21 juillet, un poil avant minuit, après quasiment une semaine de rab au chaud..

Pas une seconde de l’accouchement (et il y en a eu des secondes) ne s’est passée comme « prévue ». Je viendrai vous raconter ça quand mes bras seront un peu plus dispos.

Ça n’a aucune importance, notre petite fille est absolument parfaite et nous sommes plus que comblés.

Merci pour tout votre soutien, tout au long de cette attente.

J’aimerais tellement que chacun d’entre vous puisse connaître ce bonheur.

Quand Marcel fait du zèle (41SA – DPA)

Marcel n’a pas fini de nous surprendre, voilà qu’il se met à faire du zèle maintenant! Aujourd’hui, c’est normalement le grand jour, le jour de la rencontre avec Chispa. A vrai dire, nous pensions même que la rencontre aurait déjà eu lieu.. Mais c’était sans compter sur l’ami Marcel, dont le col est à peine ouvert à ce stade (un bout de doigt). Il faut croire qu’il s’est attaché à Chispa le bougre!

Mais nous aussi, on voudrait faire sa connaissance.. Il nous tarde de planter nos yeux dans les siens, de serrer nos mains dans les siennes, de l’embrasser, lui caresser le dos, lui sentir les cheveux (s’il y en a) et découvrir leur couleur..

Du coup, on est entrés dans la case « suivi rapproché » avec une visite à la mat’ (monito et compagnie) tous les deux jours jusqu’à DPA+5 et un éventuel déclenchement. Pour l’instant, Chispa va très bien, Marcel est toujours un palace. C’est l’essentiel!

J’avoue que je suis quand même un peu déçue quand je pense que si le travail ne se met pas en route avant minuit ce soir, il faudra renoncer au plateau technique et donc à un accouchement avec NOTRE sage-femme. Je me console en me disant que cela n’empêche pas un accouchement physiologique. Par contre, j’espère vraiment ne pas arriver jusqu’au déclenchement chimique.

En attendant, j’ai essayé plein plein de choses pour déclencher naturellement le travail: la méthode italienne, les feuilles de framboisier, l’homéopathie, les capsules d’huile d’onagre, l’acupuncture (pratiquée ce matin par une sage-femme de la mat’), le ménage, la voiture, la marche, écrire un article, ne pas y penser (oui, il paraît que c’est valable aussi dans ce cas..).

Quelques heures ou jours d’attente supplémentaires mais nous y sommes presque ❤

 

Chispa & Marcel, une équipe de choc (40SA+1)

Si on m’avait dit que je serais toujours enceinte à ce stade.. Moi qui ai passé la majeure partie de ma grossesse à craindre la fausse couche précoce, puis la fausse couche tardive, puis l’accouchement prématuré.. Me voilà maintenant à espérer ne pas dépasser mon terme. Et quel bonheur d’en être à espérer cela, preuve que tout va bien et qu’après la galère, on peut vivre une grossesse merveilleuse (ou presque).

Il semblerait donc que Chispa et Marcel (je précise pour les nouveaux qu’il s’agit de mon utérus « décloisonné ») s’entendent parfaitement et que ce dernier soit vraiment devenu un intérieur 4 étoiles dans lequel Chispa s’épanouit, pas toujours en douceur, mais toujours pour le plus grand bonheur de ses parents qui l’attendent maintenant avec impatience.

Tous les soirs, je me couche en me disant « et si c’était pour cette nuit ». Je me sens prête, même si j’ai forcément quelques appréhensions. Mais pour l’instant, à part quelques petites contractions par ci par là et une tête qui appuie bien sur le col, rien à signaler.

Las affaires sont prêtes, la maison est prête, les parents sont prêts.. et on est presque décidés pour le prénom. Chispa, tu viens quand tu veux!

Plein de pensées pour celles et ceux qui vivent d’autres attentes..

 

Victoire

Non, je ne crie pas « victoire » trop vite, Chispa n’a pas encore pointé le bout de son petit nez. « Victoire », c’est le premier mot du message que m’a envoyé ma sage-femme il y a deux jours.

Car finalement, la grossesse se passant bien, nous sommes autorisés à accoucher sur le plateau technique. Quel bonheur! Après tant de médicalisation non souhaitée, nous pouvons enfin envisagé la naissance de notre enfant telle que nous l’avons rêvée, sans médecins, un accouchement dit « physiologique ».

Bon bien sûr, tout ça, c’est si tout continue à bien se passer. Mais j’ai confiance en Chispa et de plus en plus en Marcel qui semble être devenu un utérus haut de gamme. Comme quoi, tout est possible!

Nous avons au l’écho T3 la semaine dernière, tout est parfait. Chispa reste timide et n’a pas voulu montré son profil mais sa position était la position idéale pour la naissance (tête en bas et dos à gauche) et les mesures très bonnes. Ce ne sera pas un très gros bébé, par contre, sa tête est bien ronde (qui a dit « aïe »?).

La naissance est prévue pour le 15 juillet, ça approche à grand pas. La maison est presque prête. Ayant passé le stade des 7 mois, je suis assez sereine. Dans l’ensemble, je vis une grossesse facile, je n’ai même pas un très gros ventre et ça me convient très bien. Le truc le plus désagréable, ce sont ces petits boutons apparus sur la poitrine il y a une semaine et qui se répandent sur le corps et grattent mais grattent.. Mais d’après ma sage-femme et le doc, aucun danger pour Chispa. Par contre, il se peut qu’ils ne me laissent tranquilles qu’après la naissance.

J’ai encore du mal à réaliser qu’il s’agit de nous et que dans quelques semaines, nous allons rencontrer Chispa.

De l’autre côté

L’autre jour, une lectrice de l’ombre, »décloisonnée » comme moi, me disait que je devrais écrire un article sur ce que ça fait de vivre enfin ce qu’on a attendu si longtemps. Pas si simple comme question.. en tout cas, pas simple de mettre les bons mots sur cette foule de sentiments.

C’est vrai que vivre ce qu’on a imaginé, projeté, fantasmé, attendu… depuis tellement de temps est assez fou.

L’impression permanente de vivre un rêve.

L’angoisse que tout s’arrête (même si la torture du premier trimestre semble loin maintenant) ou que quelque chose se passe mal.

Le bonheur incroyable de sentir Chispa bouger, de voir mon homme s’émerveiller devant mon gros ventre (je ne peux maintenant plus le cacher) qui bougent parfois tout seul et les coups de Chispa sous ses mains.

L’incrédulité que tout se passe aussi bien après tant de galères. Je vis pour l’instant une grossesse parfaite. Il y a bien quelques désagréments mais Chispa se porte comme un charme, et c’est tout ce qui compte.

Le bonheur encore de préparer le nid qui accueillera Chispa dans deux mois et demi maintenant!

La peur que tout ne soit pas prêt, de ne pas être à la hauteur.. cette peur qui me rend si stressée par moment (je n’ai jamais été aussi chiante de toute ma vie – enfin j’espère).

Les larmes de joie quand, en lisant un bouquin sur l’accouchement, en me rendant à un rendez-vous de suivi, en écrivant un article…, je réalise qu’il s’agit bien de moi, de nous.

Le bonheur toujours d’échanger sur le choix du prénom, de programmer nos premières vacances à trois cet été, de tricoter son doudou et ses premiers vêtements..

La contradiction : tout cela semble à la fois extraordinaire et si naturel.

Le rapport au temps est complètement différent aujourd’hui. Moi qui vous disais au début de cette grossesse qu’être enceinte était une étape que je considérais nécessaire mais que je redoutais, je me prends à apprécier cet état et à ne plus voir le temps passer. J’ai même l’impression qu’il me file entre les doigts!

J’aimerais tellement que vous, qui êtes encore du côté de l’attente, puissiez bientôt nous raconter vos impressions, le passage de « l’autre côté ».

J’écris moins mais je lis toujours et attends avec vous les bonnes nouvelles.

 

Echo T2 & point sur notre parcours

L’échographie du deuxième trimestre a eu lieu ce matin et Chispa va très bien. Ce n’est pas un bébé photogénique (se cache derrière ses petits bras ou bouge trop), mais on s’en moque bien, l’important c’est de se porter comme un charme.

Nous étions très émus et sommes très heureux. Notre bonheur est là, enfin.

A l’écho, il n’y avait même pas de trace de cette cloison et la gynéco n’a pas compris pourquoi on me l’avait présentée comme un problème pour l’accouchement. A suivre.

Maintenant que j’ai la confirmation que tout va bien et que je pose mes fesses dans le wagon de la sérénité (enfin en théorie hein), j’aimerais en profiter pour faire un point sur notre cas. Je me dis que cela servira peut-être à quelqu’un un jour.

NOTRE PROBLÈME : les fausses couches à répétition (4)

CHEZ LUI:

Problème :

Tératospermie :
1er spermogramme en labo classique => 87 % d’atypiques. Mais une bonne quantité (300 millions).
2ème spermogramme en labo PMA => 94 % d’atypiques, une mobilité pourrie (4 % après 4h) => Indice de fertilité très faible.

Observations :

Comment j’ai pu être enceinte quatre fois avec des résultats pareils ?

Ici, les avis divergent. D’après certains gynécos, la tératospermie peut tout à fait être responsable de fausses couches. D’après d’autres (c’est le cas de mon Prof Duràcuir), seuls les plus vaillants arrivent à l’ovule.

Actions :

Ne pas paniquer. Se convaincre que le 2ème « spermo cata » était dû à une récente grippe.

Une écho des testiboules qui n’a montré aucune anomalie.

Deux mois de cure de bét@selén.


 

CHEZ MOI:

Problèmes :

  • Une cloison utérine constatée par échographie 3D (a priori le problème majeur).
  • Des anticorps anti-nucléaires (positif au 1/80ème).

Observations :

  • La cloison utérine est connue pour être responsable de fausses couches, même tardives car le fœtus n’a pas assez de place pour se développer.
    Dans mon cas, les fausses couches étaient précoces (autour de 9SA). D’après les docs, les embryons s’accrochaient à la cloison au lieu de s’accrocher aux parois utérines et n’étaient donc pas correctement alimentés.
  • Les anticorps anti-nucléaires sont parfois tenus responsables des fausses couches à répétition.

Actions :

  • Résection de la cloison par hystéroscopie opératoire (rapide et efficace).
  • Prise de k@rdégic dès le test positif et prévue jusqu’au 6ème mois.

Ça c’est pour ce que les médecins ont souligné et cherché à régler. De mon côté, je me suis toujours demandée si mes ovulations n’étaient pas « imparfaites » avec une AMH à 1.8, des ovulations douloureuses et de très nombreux follicules à chaque fois. En parallèle des actions médicales, j’ai donc fait attention à mon alimentation et j’ai pratiqué la méthode Aviva Steiner dont je vais ai déjà parlée.

Ce qui est sûr, c’est que l’ovulation dont Chispa est le fruit n’a pas été douloureuse, à tel point que je pensais ne pas avoir ovulé ce mois-là..

Au final, on ne sait pas vraiment si la cloison était la véritable entrave ou si c’est l’association de tous ces problèmes qui causait notre malheur.

On sait juste que malgré l’accumulation de problèmes, on peut y arriver.